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Plan de paix en Ukraine : tout comprendre et les positions des 42 candidats à la présidentielle 2027

2026-08-10

Le 18 février 2026, à Genève, la troisième session de pourparlers directs entre Kiev et Moscou depuis le début de la guerre s'est achevée en moins de vingt-quatre heures, sans accord sur le tracé des frontières. Quatre ans après l'invasion russe de l'Ukraine, un plan de paix poussé par Washington est sur la table, et la France se bat pour peser dessus. Sur les 42 candidats à la présidentielle 2027, le soutien à Kiev reste une ligne de fracture majeure.

Le plan de paix américain : de quoi parle-t-on ?

Le 20 novembre 2025, l'administration Trump a dévoilé un plan en 28 points, rédigé par l'émissaire Steve Witkoff avec Marco Rubio et Jared Kushner. Sa version initiale prévoyait la reconnaissance de fait de la Crimée, de Louhansk et de la totalité du Donetsk comme russes (y compris la partie encore tenue par Kiev), un gel des lignes de front dans les régions de Kherson et Zaporijjia, un plafonnement de l'armée ukrainienne à 600 000 hommes, et l'inscription dans la Constitution ukrainienne de la non-adhésion à l'OTAN. En garantie, une « réponse militaire coordonnée » et le rétablissement des sanctions en cas de nouvelle invasion russe.

Chronologie des négociations :

Mi-2026, aucun règlement d'ensemble n'a été trouvé. Les pourparlers ont fait converger les parties sur la surveillance d'un futur cessez-le-feu, mais butent sur les territoires (Moscou exige le retrait ukrainien des zones du Donetsk encore tenues par Kiev) et sur les garanties de sécurité.

La France dans la négociation

La ligne d'Emmanuel Macron tient en trois points : la paix ne peut pas être une capitulation ukrainienne, aucune frontière ne doit être modifiée par la force, et les Européens doivent être « à la table » de toute négociation touchant à la sécurité du continent. La France a accueilli le sommet de la coalition des volontaires le 6 janvier 2026 et défend une force de réassurance : des troupes déployées après un cessez-le-feu, en arrière du front, pour dissuader une reprise de l'agression, et non pour s'interposer. Pour 2026, l'aide militaire française à l'Ukraine est chiffrée autour de 2 milliards d'euros, avec la livraison de deux Mirage 2000-5F supplémentaires.

L'opinion française reste réticente à un engagement direct : selon les enquêtes (Ifop, JDD, Institut Montaigne, dates et formulations variables), une large majorité s'oppose à l'envoi de troupes combattantes, mais une courte majorité accepterait un rôle militaire français pour faire respecter un accord de paix.

Les positions des 42 candidats à la présidentielle 2027

Sur la question « Que devrait faire la France face à la guerre en Ukraine ? » du Quizz du Berger, les 42 candidats se répartissent en trois familles.

Famille 1 — Maintenir un soutien militaire fort à Kiev

Ces candidats veulent continuer d'armer l'Ukraine et de maintenir les sanctions contre la Russie, certains allant jusqu'à envisager une présence militaire française.

Famille 2 — Soutenir l'Ukraine mais pousser activement pour la paix

Ces candidats maintiennent une aide à Kiev tout en faisant de la négociation la priorité.

  • Dominique de Villepin — Ligne diplomatique : privilégier la voie de la négociation.
  • Marine Tondelier (Les Écologistes) — Soutien à l'Ukraine et aux sanctions, avec une recherche de sortie négociée.
  • Delphine Batho (Génération Écologie) — Ligne écologiste proche.
  • François Ruffin — Soutien au peuple ukrainien assorti d'un appel à la désescalade.
  • Fabien Roussel (PCF) — A écrit à Emmanuel Macron en janvier 2026 pour une initiative de paix : neutralité de l'Ukraine garantie par l'ONU contre renoncement à l'OTAN, retrait russe des gains postérieurs à février 2022.

Famille 3 — Réduire ou cesser le soutien, négocier avec la Russie

Ce camp réunit des souverainistes de droite et une partie de la gauche autour du refus de la « guerre par procuration » et de l'envoi d'argent ou de troupes.

Arguments pour et arguments contre la poursuite du soutien à l'Ukraine

Arguments pour la poursuite du soutienArguments pour une désescalade rapide
Aider l'Ukraine à ne pas négocier en position de faiblesse face à Moscou.Quatre ans de guerre d'usure sans issue militaire claire ; le coût humain et budgétaire s'accumule.
Une paix imposée qui récompense l'agression créerait un précédent pour d'autres frontières européennes.Le plan américain avance ; s'y opposer risquerait d'isoler les Européens de Washington.
Des garanties de sécurité crédibles supposent un engagement européen, y compris une force de réassurance.Une large majorité de Français s'oppose à l'envoi de troupes combattantes.
Les sanctions pèsent sur l'économie de guerre russe.Le prêt de 90 milliards d'euros et l'aide continue engagent des finances publiques déjà tendues.

Pour aller plus loin

La guerre en Ukraine et sa sortie recoupent plusieurs questions du Quizz du Berger :

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